Voici la gueule du jardin: une terre dévastée persillée jonchée de cailloux… Passation faite, demeurent deux probos (prolétaires bohèmes) qui se retrouvent bras ballants devant une parcelle en friche, accolée à une vieille usine en brique. Puisque l’hiver est là, comment ne pas s’engourdir par avance? Parce que nous justement, on n’est pas des manuels… Paradoxe qu’il faudra bien relever pour ceux qui ont toujours vécu dans un environnement intra-muros, pour ceux qui ont toujours activé leur méninges au détriment du reste… Et ce reste de sang paysan, quoi en faire si ce n'est de retrouver un peu de nos racines rurales mal’chez nous… La démangeaison, c’est bien de ça qu’il s’agit. A coup de bêche, transpirer de vie, faire corps avec la terre, visage en plein air, la pensée en-dehors de soi, quand passent les 4 saisons.
1 commentaire:
Salut à vous les probos! Félicitations pour votre blog : les photos sont belles et évocatrices et la présentation alléchante, avec sa verve toujours impeccablement ciselée... J'ai hâte de découvrir les secrets de votre jardin et toutes les idées que vous aurez envie d'y faire pousser!
A tout bientôt, sur la toile et dans nos cités.
Bobo
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