Une véritable ligne de partage, une division presque géométrique, sépare les huit premiers jardins des trois derniers, en deux clans distincts qui s’affrontent sur deux conceptions du jardinage. Et les croisillons de bois qui délimitent les parcelles n’y peuvent rien. Une guerre sournoise s’insinue entre ces apparemment paisibles jardiniers pour une gloire qui mérite tous les coups bas : le prix du « plus beau jardin 2007 ». Au poste frontière, c’est notre jardin. Idéal pour observer les deux clans s’affronter, n’importe quel grand reporter de guerre en rêve !
Ceux qui nous ont accueillis ce sont les stakhanovistes du jardinage. Ils sont là tous les jours, de tout temps, ont une idée très précise sur tout. On te dit qu’ils pourront t’aider. C’est bien quand tu le veux! Le plus souvent tu as à peine le temps d’imaginer creuser un trou que, pouf, apparaît un pré-retraité en bleu de travail, pour te prendre ta bêche et se voir, pouf, comme dix ans auparavant en contremaître.De l’autre côté, c’est plus calme. Ils sont là de temps en temps quand il fait beau, retournent la terre, plantent leurs oignons. Tranquillement. Ça va ? Et vous ? Oui, oui, ça va. Bon ben si ça va, ça va.
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