
C'était par une rare journée ensoleillée. Nous venions de quitter notre jardin fraîchement retourné. En face, une immense pelouse s'étalait sur ce qui jadis avait été une fabrique de chaipaquoi et dont il ne restait plus qu'une cheminée en ruine.
Nous apercûmes deux jardiniers de la ville tout de vert vêtu qui avançaient en ligne sur les traces boueuses laissées par le rodéo des motos certains week-end vroum-vroum.
De loin, ils avançaient lentement, sac en bandoulière. D'un geste antique, ils semèrent à la volée du gazon. L'intrusion d'une grâce paysanne nous émerveilla le temps d'une courte semence. Ce tableau-là, quand la franche poignée nourrit d'une nuée de graines la terre, Van Gogh l'aurait peint et repeint.
Nous apercûmes deux jardiniers de la ville tout de vert vêtu qui avançaient en ligne sur les traces boueuses laissées par le rodéo des motos certains week-end vroum-vroum.
De loin, ils avançaient lentement, sac en bandoulière. D'un geste antique, ils semèrent à la volée du gazon. L'intrusion d'une grâce paysanne nous émerveilla le temps d'une courte semence. Ce tableau-là, quand la franche poignée nourrit d'une nuée de graines la terre, Van Gogh l'aurait peint et repeint.
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