mercredi 4 avril 2007

Géant, j'ai pas envie (1/4)

A Roubaix, on pensait retrouver au pire une supérette parmi les petits commerces de proximité. Que nenni!
Dehors, vous guettez le no man's land comme une fugueuse. Désormais, le coeur de la ville bat au rythme d'un centre commercial GéANT... qui vous aspire comme une centrifugeuse!
Notre ville ne fait guère figure d'exception puisque ce phénomène touche surtout les centres urbains pauvres (cf. Bobigny).
Comme quoi les petits poucets se font bien baiser par les crédits à la consommation!




Vous avez votre carte de fidélité?
Comme des millions de français, j'y vais à contrecoeur assister au spectacle garguantesque de la surconsommation, de la mal-bouffe déjà agro-alimentée, plastiquée, cartonnée, réfrigérée, siliconée... Quand je pousse le caddie qui me gave, la nausée survient généralement à la caisse des femmes-robots... bip... bip... et l'addition en casse-tête... bip... à l'air libre, ouf!
Claustrophobie et monopole, GéANT vous remercie de votre visite. La voilà, notre belle civilisation caca-pipi-taliste comme aimait proférer Mouna Aguigui, celle qui nous refile à satiété des sommations à la con: " venez donc profiter des nouvelles promotions de la Saint Glin Glin". La publicité à X millions d'euros... jusque dans notre boîte à papelards et sur laquelle on vient justement de mettre un autocollant "anti-PUB" édité honteusement par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Jetable. Pas de côté...

Un midi, je sors avec un sac à dos rempli de produits laitiers... un enquêteur me quête pour que je réponde à son putain de questionnaire, genre client, êtes-vous satisfait?
Le mec en question est un thésard, payé au lance-roquette...
A votre avis, j'ai coché quelle case?
Cocktail Molotov?
Y'avais pas encore!

1 commentaire:

Unknown a dit…

Eh ouais... Chez nous, le temple de la surconsommation s'appelle Carrefour, et la question de la carte magique revient systématiquent, dès qu'on à affaire à une caissière. Je ne sais pas combien de fois par jour elles la posent, mais il faudrait faire une loi contre ce type de harcèlement forcé!

Les enquêtes sur les yaourts, je connais bien aussi. Et plus ça va, plus je pense que c'est un moyen pour les entreprises de dépenser l'argent dont elles ne savent pas quoi faire.

Super dessins,
A tout bientôt on ze net!