La décision fut donc prise: comment faire pour réduire au maximum notre état de dépendance vis à vis du centre commercial... surtout avec 400 euros en poche pour nourrir un couple de érémistes?Courir chez ALDi, retrouver l'agroalimentaire wal-martisé ?
Un préalable demeure essentiel: se (re)mettre à cuisiner! Retroussons les manches et enfilons un tablier... Y'a bien un vieux bouquin de cuisine française qui traîne dans le coin.
Hein... comment qui faisait dans le temps les miséreux quand y'avait pas du food discount... Un peu de bon sens: une pomme de terre, ça fait de la purée maison (pas de la mousseline), du gratin maison (pas du findus)... Notre gastronomie dit rustique que le monde entier salive s'est bien faite grâce à l'ingéniosité des paysans qui pendant des siècles ont cherché à améliorer leur "pain quotidien". Si mal-bouffer est dû à notre civilisation caca-pipi-taliste, alors bien manger doit être politique!
Quand je vois une mère smicarde avec ses deux bambins pré-obèses déposer sur le tapis roulant de la caisse n°23 un monticule de m...: cocachips, bip, cakesalamifrites, bip, chantillyglacecacaouette... Il en va du contenu comme du contenant, de la carte crédit à la peur du huissier en fin de mois. L'aliénation en somme des vulnérables.
Dans le film Zombie (1978), George Romero dénonçait la société de consommation de manière apocalyptique, en présentant les morts-vivants entrain de lécher les vitrines du centre commercial...
Au bout du compte, le pouvoir d'achat n'est qu'un leurre sur lequel les grandes enseignes continuent à faire leur beurre.
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